Écriture

J’écris autant que je peu, à la recherche d’un X pour pouvoir, marque rouge sur une carte imaginaire indiquant la position d’un trésor que je ne saurais nommer. A bien y réfléchir, il n’est pas étonnant que je porte le nom d’un esclave en fuite. Eva D Serves. Notez que l’évasion n’est pas la liberté, que je suis toujours ramenée au concret plutôt qu’à ce qu’on crée. Je cherche l’affranchissement des règles, fussent-elles orthographiques. Un jour, un jour peut-être, je pourrai signer fièrement Libérée Serves. Ce jour-là, il n’y aura plus rien à dire. En attendant : Bonjour !

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Romans

Splendeur

Qu’a fait la belle au bois dormant pendant les cent ans où elle est restée endormie ? Pour le dire en une seule question, voilà l’objet de Splendeur.

Aurore s’est – volontairement – piquée le doigt, et depuis, elle rêve. Elle pourrait se réveiller, elle n’en a pas l’intention. Elle crée des mondes que les autres dormeurs peuvent venir habiter. Pourtant, elle commence à douter : et si elle était restée endormie trop longtemps ? Et si son imagination avait fini par devenir une prison, non seulement pour elle, mais pour tous les autres ?

Avancement du projet

Plan 100%
Ecriture 100%
Correction 100%
Envoi 1%

Mon épée traine dans le sol derrière moi. Elle est si longue que sa pointe dessine un trait dans la poussière quand je marche. Je porte un long manteau beige trop grand pour moi, et un chapeau à large bord. Ils n’en ont pas l’air, mais mes vêtements forment mon armure. La fine couche de tissu qui me recouvre est ma seule défense contre ce qui peut surgir de l’ombre. En ce monde, rien n’est jamais prévisible. A chaque nouvelle cavité, l’imagination d’un autre peut me submerger. J’en ai conscience. Trop peut-être. L’environnement autour de moi se modifie au gré de mes émotions.

Déjà, l’air s’assèche, la roche s’effrite. Je suis trop tendue, nerveuse, l’esprit vidé de toute pensée. Je suis entièrement concentrée sur mon objectif. J’ai marché longuement pour arriver jusqu’ici. J’ai traversé de nombreuses grottes : aquatiques, brulantes, vertes, vides, grandes ou petites.

A-sens-eur

Dans ses mains, Marc regarde sa nouvelle carte d’identité. Il est citoyen 40 à présent, membre de la première puissance mondiale. Pour lui, c’est une chance inouïe, celle de faire prendre à sa carrière d’ingénieur du verbe un nouveau départ. Oui sauf que, il n’en a peut-être pas envie.

Le soir, dans la Toile d’Eris, c’est sous une autre identité, un autre visage et avec une autre voix que la sienne qu’il s’autorise enfin à tout dire.

Avancement du projet

Plan 90%
Ecriture 100%
Correction 25%
Envoi 0%

Je suis en colère contre ce mot : cadre.

Je ne comprends pas l’attrait qu’on lui prête.

Sérieusement, qui ambitionne d’être une partie de la décoration murale ? Et encore, pas la partie la plus intéressante. Quitte à être cloué au mur, n’aurais-je pas au moins pu être le tableau ?

Entre parenthèses

La vie est faite de parenthèses. Ce sont des petites histoires à l’intérieur de la grande Histoire, des intervalles durant lesquels nous sortons de notre ordinaire, des évènements isolés qui, cependant, ont leur importance.

Que mettons-nous entre parenthèses ? Ce que l’on ne veut pas dire trop fort ? Ce que l’on veut cacher ? Ce qui pourtant a trop d’importance pour être tu entièrement ?

Avancement du projet

Plan 5%
Ecriture 0%
Correction 0%
Envoi 0%

Nouvelles

Rupture - Capucine

Recueil rupture, issu du travail de l’atelier d’écriture prélude. Pour chaque textes, quatre contraintes étaient données :

  • Un type de basculement (économique, migratoire, technique ou écologique)
  • Un pronom (je, tu, il, elle, nous, vous, ils ou elles)
  • Une date (entre l’an prochain et dans trente ans)
  • Un élément narratif (une blessure, ce que j’ai dans la poche, etc)
Comment vous décririez-vous ?
Quand vous avez des décisions à prendre, vous sentez-vous légitimes ?
Vous devez répondre oui.